Autour du pot avec Fred Le Chevalier

0 Posté par - 5 juin 2012 - INTERVIEWS

Ça fait maintenant deux ans et demi, trois ans que dans les rues de la capitale fleurissent des illustrations assez simplesnaïves, parfois enfantines sur nos murs. Ces collages sont l’oeuvre de Fred Le Chevalier.

En quelques temps il est devenu l’une des “célébrités” de nos rues et du Street Art. Que ce soit sur Instagram, Facebook, ses œuvres sont presque aussi présentes sur les internets que dans la rue.

Nombreux sont sensibles aux situations qu’il met en scène sur nos murs.

Des dessins épurés, sans fioritures, souvent accompagnés d’une phrase poétique, tel est le style du Chevalier. Son univers, ses personnages ni-enfants, ni-adultes, ses dessins qui sont techniquement un retour en arrière, le positionnent en Peter Pan de la scène Street Art. Il a bel et bien gardé une âme d’enfant avec ce côté farceur.

En effet, il n’hésite pas à surprendre ses amis en collant parfois dans leurs zones d’habitation ou encore en mettant le pied à l’étrier à des proches.

S’il bénéficie d’une certaine visibilité dans les rues, qui se cache vraiment derrière cet univers et ces personnages ? Rencontre avec celui qui a connu une reconnaissance fulgurante aussi bien aux yeux du grand public que de la communauté des artistes urbains.

D’où viens-tu ?

« Je me suis mis à dessiner il y a six ans. Au début je donnais, à des amis ou autres, des dessins que je réalisais. Je n’ai pas pensé tout de suite à coller dans la rue, c’est venu un peu par hasard. Je ne viens ni de la peinture, ni du graffiti, j’ai appris les “codes” sur le tas et j’ai également appris à connaître ce mouvement au fil du temps. » On pourrait d’ailleurs le qualifier d’extraterrestre, d’OVNI du Street Art.

« C’est donc il y environ deux ans et demi que j’ai commencé à investir les rues. J’ai commencé par des formats A3, A4, sans vraiment de régularité des sessions collages. »

Ton style est particulier, quelles sont tes influences ? 

« Honnêtement je n’ai pas vraiment une ou des influences particulières. Béatrice Myself m’a influencé pour que je me mette à dessiner. J’aime beaucoup le noir et blanc. J’aime l’atmosphère du film “Le Tambour” avec ce mélange de personnages ni-enfants, ni-adultes. Sinon mon style est assez simple. Mes dessinssont insouciants, naïfs. »

Et s’il a aujourd’hui autant de succès et que son style est autant apprécié, c’est sûrement parce que ses oeuvres parlent aux enfants, aux adultes, aux hommes, aux femmes, à celles et ceux qui ne connaissent pas forcément le monde du Street Art.

On peut donc dire que son style rassemble, parle à beaucoup, créant même un sentiment de proximité tellement ses oeuvres croisent nos chemins. Même s’il n’a pas nécessairement un objectif précis, pour lui les dessins permettent d’établir une relation avec les gens, facilitant la communication.

As-tu des anecdotes concernant tes sessions ?  

« Oui [rires] . Une fois un flic m’a surpris en pleine session. Il s’arrête et s’avance en me disant qu’il aime bien mes dessins. Un autre également, un peu plus spécial, me dit : ” De la colle avec de l’eau. Du papier. Des dessins qui partent avec la pluie.” Et il s’en va en me souhaitant bonne journée. Il y en a plein des petites anecdotes comme ça. J’ai de la chance, les gens accueillent généralement bien mes travaux. »

Des projets ?

« Continuer à coller, aller dans d’autres quartiers, d’autres villes. J’aimerai faire un petit livre de recueil de dessins mais c’est pas encore défini. En septembre je participerai à des expositions à Paris et Angoulême. Je serai également présent  à un événement le 4 juillet à Aulnay. »

Ton leitmotive ? 

« Quand il n’y a plus mon collage, j’y retourne pour coller ! »

Retrouvez Fred Le Chevalier sur Facebook et sur son site.

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